Avers
Une jeune femme coiffée du bonnet phrygien marche vers la gauche et jette des graines à la volée. Autour : « REPUBLIQUE FRANÇAISE ». La signature « O. ROTY » se lit dans le bas du champ.
Fiche du site Numismatique Grasse, par Maison Or & Bijoux Mougins · revue le

| Métal | Argent 835 ‰ |
|---|---|
| Poids | 12 g (dont 10 g d'argent environ) |
| Diamètre | 29 mm |
| Tranche | Inscription en relief |
| Années de frappe | 1960 à 1969 ; essais et présérie datés 1959 |
| Atelier | Monnaie de Paris, sans lettre d'atelier |
| Différents | Corne d'abondance et chouette |
| Retrait | Démonétisée le 20 février 1980 |
| Références | Le Franc F.340, Gadoury 770, KM 926 |
| Catégories | de France, Pièces d’argent |
C'est la plus petite pièce d'argent du nouveau franc, et la plus souvent confondue avec sa jumelle en nickel. Une date entre 1960 et 1969 et une tranche écrite suffisent à la reconnaître. Les trois dernières années ont été frappées à moins d'un million d'exemplaires.
Une jeune femme coiffée du bonnet phrygien marche vers la gauche et jette des graines à la volée. Autour : « REPUBLIQUE FRANÇAISE ». La signature « O. ROTY » se lit dans le bas du champ.
Au centre, « 5 FRANCS » posé sur une branche mêlant olivier, chêne et épis. L'année est placée en bas, encadrée par deux minuscules symboles : la corne d'abondance (Monnaie de Paris) et la chouette (Raymond Joly, graveur général). La devise « LIBERTE EGALITE FRATERNITE » fait le tour.
Le tableau se lit en deux temps. De 1960 à 1964, chaque année dépasse quinze millions de pièces : ce sont celles que l'on retrouve par poignées. À partir de 1967, la frappe passe sous le million. Mettez à part toute pièce datée 1959, qui n'appartient pas à la série courante.
| Millésime | Tirage | Ce qu'il faut en retenir |
|---|---|---|
| 1959 | n. c. | Essais (chiffre 5 grand ou petit) et présérie. Hors circulation, à montrer à un numismate. |
| 1960 | 55 082 000 | Année d'ouverture, la plus abondante. |
| 1961 | 15 630 000 | Abondante, la moins nombreuse des cinq premières années. |
| 1962 | 42 500 000 | Abondante. |
| 1963 | 37 936 000 | Abondante. |
| 1964 | 32 403 600 | Abondante. |
| 1965 | 5 156 000 | La frappe est divisée par six d'une année sur l'autre. |
| 1966 | 5 017 171 | Encore plusieurs millions. |
| 1967 | 702 305 | Sous le million : à garder de côté. |
| 1968 | 357 000 | Le plus petit chiffre de la série. |
| 1969 | 504 050 | Dernière année en argent, faible tirage. |
Tirages de Wikipédia, identiques à ceux de BDOR (195 288 126 pièces au total), recoupés avec Numista pour 1960 et 1968. Les essais et la présérie de 1959 font l'objet de chiffres contradictoires : aucun n'est retenu.
Le dessin ne vous aidera pas : la Semeuse a servi sur la 5 francs de 1960 à 2001, d'abord en argent, ensuite en cupronickel plaqué de nickel. Prenez la pièce entre deux doigts et faites-la tourner. Une devise écrite en relief sur le bord signe l'argent ; de simples stries signent le nickel.
Vérifiez ensuite l'année au revers, sous le rameau. Toute date de 1960 à 1969 correspond au métal précieux, toute date à partir de 1970 au nickel. Si vous avez une balance de cuisine précise au gramme, posez-la : 12 g pour l'argent, 10 g pour le nickel. Les deux ont presque le même diamètre, ce qui explique les mélanges dans les tiroirs.
Dernier indice, plus subjectif : l'argent vieillit en se teintant de gris, de brun ou d'irisations, alors que le nickel garde un blanc plus froid. Ne frottez pas une pièce sombre pour voir dessous. Pour les autres pièces de la période, la page France depuis 1960 présente l'ensemble.
Pour une 1959, un piéfort ou un doute de métal, un examen en main reste plus sûr qu'une photo.
Contrairement aux grosses pièces d'argent de la même époque, souvent rangées dès leur sortie, la Semeuse de 5 francs a réellement servi aux achats. Un exemplaire usé est donc normal. Pour situer l'usure, regardez trois endroits.
Sur une 1962 ou une 1963, l'écart entre deux usures moyennes compte peu pour un collectionneur. Sur 1967, 1968 et 1969, un exemplaire resté net change tout. Les taches noires d'oxydation sont fréquentes sur l'argent : laissez-les. La page patine et taches explique pourquoi.
Le 1er janvier 1960, cent anciens francs deviennent un nouveau franc. Pour rassurer le public, la Monnaie de Paris reprend la figure familière d'Oscar Roty et frappe la 5 francs en argent au même titre de 835 ‰ que les Semeuse du début du siècle.
Le choix se heurte vite à la hausse du métal. Au fil des années 1960, la quantité d'argent contenue dans la pièce se rapproche de son montant nominal, et les gens commencent à la garder. La production chute dès 1965 puis s'arrête : à partir de 1970, la pièce est frappée en nickel, avec le même dessin.
Les exemplaires en argent disparaissent peu à peu des échanges. Le 20 février 1980, ils cessent d'être une monnaie légale, en même temps que les 10 et 50 francs d'argent. Il n'est donc plus possible de les dépenser ni de les échanger en banque. Elles relèvent désormais de la collection, comme les autres pièces d'argent.
Frappée à Paris et utilisée dans tout le pays pendant dix ans, la 5 francs Semeuse en argent se retrouve dans beaucoup de tirelires et de successions du pays de Grasse, souvent mêlée à la version en nickel. Avant de la montrer, séparez simplement les années 1960 à 1969 des autres. La boutique de Mougins reçoit les habitants du pays de Grasse pour une estimation gratuite.
Non. Depuis 1970, la 5 francs Semeuse est en nickel. Seules les années 1960 à 1969 sont en argent.
1967, 1968 et 1969, frappées à moins d'un million d'exemplaires chacune, et toute pièce datée 1959.
Non. Démonétisée le 20 février 1980, elle n'est plus une monnaie légale : elle n'intéresse plus que les collectionneurs.