Glossaire de la numismatique
Guide rédigé par l'équipe de Maison Or & Bijoux Mougins · mise à jour le
Les numismates emploient un vocabulaire hérité des ateliers monétaires, du Moyen Âge et parfois de l'anglais. Voici les mots que vous croiserez en lisant un catalogue, une étiquette ou une fiche de ce site, classés par ordre alphabétique et expliqués en une ou deux phrases.
A
- Ajustage (traces d') : Fines stries laissées par la lime quand on retirait du métal à un flan trop lourd avant la frappe. Fréquentes sur les monnaies d'Ancien Régime, elles ne sont pas un défaut de conservation.
- Alliage : Mélange de plusieurs métaux fondus ensemble. L'or et l'argent monétaires contiennent presque toujours du cuivre, qui les rend plus durs.
- Aloi : Qualité du métal d'une monnaie, c'est-à-dire sa teneur en métal précieux. On parle de pièce de bon ou de bas aloi.
- Anépigraphe : Se dit d'une monnaie ou d'une face qui ne porte aucune inscription.
- Atelier : Établissement où l'on frappe la monnaie. La France en a compté plusieurs dizaines ; aujourd'hui, les pièces courantes sortent de l'établissement de Pessac, en Gironde.
- Avers : Face principale d'une pièce, en général celle de l'effigie ou du symbole de l'autorité émettrice. On dit aussi droit.
B
- Belle épreuve : Frappe soignée destinée aux collectionneurs, sur flan et coins polis : le fond est un miroir et les reliefs souvent mats. Abréviation BE.
- Billon : Alliage où l'argent est minoritaire, le cuivre dominant. Il a servi pour la petite monnaie, du Moyen Âge au XIXe siècle.
- Bimétallique : Pièce composée de deux métaux de couleurs différentes, un cœur et un anneau. Les pièces de 1 et 2 euros en sont l'exemple le plus courant.
- Bractéate : Monnaie médiévale très mince, frappée d'un seul côté : le motif se lit en creux au revers. Surtout répandue dans les pays germaniques aux XIIe et XIIIe siècles.
- Brillant de frappe : Éclat satiné d'une pièce neuve, dû à l'écoulement du métal dans le coin. Il disparaît avec le frottement et ne se recrée pas. On dit aussi velours ou lustre.
- Bris de coin : Morceau de coin détaché : la zone correspondante apparaît sur la pièce comme une masse de métal en relief, sans gravure.
- Bronze-aluminium : Alliage jaune de cuivre et d'aluminium, utilisé en France pour les monnaies de nécessité des chambres de commerce, puis pour de nombreuses pièces du XXe siècle.
- BU : Brillant universel : qualité de frappe supérieure à la circulation courante, livrée sous blister ou en coffret, sans le fond miroir de la belle épreuve.
- Buste : Représentation d'un personnage coupée sous les épaules, par opposition à la simple tête.
C
- Carat : Unité de pureté de l'or : 24 carats correspondent à l'or pur, 22 carats à environ 916 millièmes.
- Champ : Surface plane de la pièce, autour du motif et des inscriptions. Les rayures s'y voient en premier.
- Coin : Bloc d'acier gravé en creux qui reporte le motif sur le flan. Une frappe met en jeu deux coins, un pour chaque face.
- Coin bouché : Coin dont un creux s'est rempli de graisse, de poussière ou de métal. Le détail correspondant manque ou s'empâte sur les pièces frappées, souvent un chiffre ou une lettre.
- Coin fêlé : Coin parcouru d'une fissure. Chaque pièce frappée porte alors une fine ligne en relief, qui s'allonge au fil des frappes.
- Contrefaçon : Imitation d'une monnaie faite pour tromper. Le mot recouvre les faux d'époque, destinés à circuler, et les faux modernes, destinés aux collectionneurs.
- Contremarque : Petit poinçon appliqué après coup sur une monnaie déjà en circulation, pour l'autoriser dans un autre pays ou en modifier la dénomination.
- Cordon : Motif décoratif en relief qui court sur la tranche, comme un fil torsadé ou une suite de feuilles.
- Cupronickel : Alliage blanc de cuivre et de nickel, très employé pour les pièces de circulation à partir du XXe siècle. Il n'est pas attiré par l'aimant.
D
- Décentrée : Pièce frappée alors que le flan n'était pas bien placé entre les coins : une partie du motif manque et une partie du flan reste lisse.
- Denier : Monnaie d'argent créée à Rome vers 211 avant notre ère, puis pièce de base de la monnaie carolingienne. Sous l'Ancien Régime, il devient une unité de compte : douze deniers font un sou.
- Dénomination : Montant inscrit sur la pièce, par exemple 5 francs ou 2 euros, ou le nom de la monnaie lorsqu'il n'y a pas de chiffre.
- Désaxée : Pièce dont l'avers et le revers ne sont pas orientés comme d'habitude l'un par rapport à l'autre, parce qu'un coin a tourné dans la presse.
- Différent : Petit signe, lettre ou symbole, qui identifie l'atelier, le directeur de la frappe ou le graveur. À Paris, la corne d'abondance signe les frappes de l'atelier.
- Double frappe : Pièce frappée deux fois avec un léger décalage : les lettres ou le motif apparaissent doublés.
- Drachme : Monnaie d'argent de la Grèce antique, reprise ensuite par la Grèce moderne jusqu'à l'euro.
- Ducat : Monnaie d'or apparue à Venise en 1284, imitée dans toute l'Europe jusqu'au XIXe siècle. L'Autriche en a frappé en refrappes officielles au millésime 1915.
E
- Écu : Nom de plusieurs monnaies françaises : l'écu d'or médiéval, frappé à partir de Saint Louis, puis le grand écu d'argent, ou écu blanc, créé en 1641 sous Louis XIII.
- Effigie : Portrait ou figure symbolique gravé sur une pièce, souvent celui du souverain ou une allégorie comme Marianne ou la Semeuse.
- Électrum : Alliage naturel d'or et d'argent, employé pour les toutes premières monnaies, en Asie Mineure.
- Émission : Ensemble des pièces d'un même type mises en circulation par une autorité, ou date de cette mise en circulation.
- Épreuve : Pièce frappée avec un soin particulier, hors de la production courante, pour présentation ou contrôle. La belle épreuve en est la forme la plus aboutie.
- Essai : Pièce frappée en petit nombre pour juger un projet, un métal ou une technique avant la décision officielle. Les essais français modernes portent souvent le mot ESSAI dans le champ.
- État de conservation : Degré d'usure et de fraîcheur d'une pièce, exprimé par une échelle d'abréviations (TB, TTB, SUP, SPL, FDC) ou par une note chiffrée.
- Exergue : Partie basse du revers, séparée du motif par un trait, où se placent souvent le millésime, l'atelier ou le nom du graveur.
F
- Faiblesse de frappe : Zone où le relief n'est pas venu complètement, faute de pression ou de métal. Elle se distingue de l'usure par un aspect flou mais non lissé.
- Fautée : Pièce sortie de l'atelier avec un défaut de fabrication : flan mal découpé, frappe décentrée, coin mal associé.
- Faux d'époque : Contrefaçon fabriquée au moment où la monnaie circulait, pour être dépensée. Certains sont recherchés comme témoins historiques.
- FDC : Fleur de coin : pièce dans l'état exact où elle a quitté la presse, sans aucune trace de manipulation.
- Flan : Disque de métal préparé, pesé et nettoyé, qui deviendra une pièce une fois frappé.
- Fleur de coin : Voir FDC. L'expression désigne le plus haut degré de fraîcheur d'une pièce.
- Fourrée : Pièce à âme de métal commun recouverte d'une fine pellicule d'argent ou d'or. Procédé fréquent chez les faussaires de l'Antiquité.
- Frai : Perte de métal causée par la circulation. Les lois monétaires prévoyaient une tolérance de frai avant le retrait des pièces trop usées.
- Franc germinal : Franc défini par la loi du 7 germinal an XI (28 mars 1803) : 5 grammes d'argent à 900 millièmes. Il est resté la base du système monétaire français pendant plus d'un siècle.
- Frappe : Opération qui transfère le motif des coins sur le flan sous la pression d'une presse ou d'un marteau. Le mot désigne aussi l'ensemble des pièces d'une production.
- Frappe médaille, frappe monnaie : Deux façons d'orienter les faces. En frappe médaille, avers et revers sont dans le même sens quand on fait pivoter la pièce sur un axe vertical ; en frappe monnaie, le revers apparaît la tête en bas.
G
- Gadoury : Catalogue français de référence des monnaies modernes, cité par la lettre G suivie d'un numéro.
- Gradation : Attribution d'une note d'état à une pièce, souvent sur l'échelle américaine de 1 à 70, par une société spécialisée qui l'enferme ensuite dans un boîtier scellé.
- Graveur : Artiste qui crée le modèle d'une pièce. Son nom ou ses initiales figurent souvent près du listel ou sous l'effigie.
- Grènetis : Couronne de petits grains en relief qui borde le motif ou longe le listel.
- Gros : Monnaie d'argent médiévale plus épaisse que le denier. Le gros tournois de Saint Louis, de 1266, en est le modèle français.
- Guinée : Monnaie d'or anglaise frappée de 1663 à 1814, remplacée ensuite par le souverain.
H
- Hôtel des monnaies : Bâtiment d'un atelier monétaire. À Paris, celui du quai de Conti abrite toujours la Monnaie de Paris, qui frappe ses pièces courantes à Pessac depuis 1973.
- Hybride : Pièce frappée avec deux coins qui n'auraient pas dû être associés, par exemple l'avers d'un type et le revers d'un autre. En anglais : mule.
I
- Imitation : Monnaie copiée par une autre autorité que l'émetteur d'origine, sans intention de tromper. Les Gaulois ont ainsi imité le statère d'or de Philippe II de Macédoine.
- Incuse : Se dit d'un motif imprimé en creux et non en relief.
J
- Jeton : Pièce sans pouvoir libératoire, frappée pour compter, jouer, commémorer ou servir dans un commerce. Le jeton se collectionne à part de la monnaie.
K
- KM : Numéro du catalogue mondial Krause-Mishler, utilisé partout pour désigner un type de monnaie étrangère.
- Kreuzer : Petite monnaie des pays germaniques et de l'Autriche, subdivision du florin ou du gulden.
- Krugerrand : Pièce d'or sud-africaine frappée depuis 1967, à l'effigie de Paul Kruger et au springbok, contenant une once d'or fin.
L
- Le Franc : Catalogue français des monnaies du franc, cité par la lettre F suivie d'un numéro.
- Légende : Inscription qui court autour de la pièce, en général le long du bord : nom du souverain, devise, nom du pays.
- Lettre d'atelier : Lettre qui indique l'atelier de frappe : A pour Paris, BB pour Strasbourg, K pour Bordeaux, MA en monogramme pour Marseille.
- Liard : Petite monnaie de cuivre de l'Ancien Régime, égale à trois deniers, soit un quart de sou.
- Listel : Bord en relief qui entoure chaque face et protège le motif de l'usure. On l'appelle aussi bourrelet.
- Livre tournois : Unité de compte de l'Ancien Régime : une livre fait vingt sous, un sou fait douze deniers. On comptait en livres sans qu'il existe forcément de pièce d'une livre.
- Louis : Monnaie d'or créée en 1640 sous Louis XIII et frappée jusqu'à la Révolution. Le mot désigne aussi, dans le langage courant, la pièce de 20 francs or.
- Lustre : Reflet de la surface d'une pièce neuve qui tourne quand on l'incline sous la lumière. Voir brillant de frappe.
M
- Maladie du bronze : Corrosion active du cuivre et du bronze provoquée par des chlorures. Elle forme des taches vert clair et poudreuses et peut s'étendre.
- Médaille : Objet frappé ou coulé pour commémorer, récompenser ou honorer, sans usage monétaire.
- Médaillier : Meuble à tiroirs plats percés d'alvéoles, destiné à ranger une collection de monnaies ou de médailles. Le mot désigne aussi la collection elle-même.
- Micro-rayures : Fines lignes parallèles laissées par un frottement ou un nettoyage. Les anglophones parlent de hairlines.
- Milk spots : Taches blanches, laiteuses, qui apparaissent sur certaines pièces modernes en argent fin, sans cause unique établie. La Monnaie royale canadienne a mis au point en 2018 un traitement pour les limiter.
- Millésime : Année inscrite sur la pièce. Elle ne correspond pas toujours à l'année réelle de frappe.
- Module : Dimension d'une pièce, surtout son diamètre. Dans un sens plus large, le mot recouvre aussi le poids et l'épaisseur.
- Monnaie de compte : Unité servant à compter et à écrire les sommes, sans pièce correspondante obligatoire, comme la livre tournois.
- Monnaie de nécessité : Monnaie émise par une ville, une chambre de commerce ou une entreprise quand la monnaie officielle manque, notamment en France pendant et après la Première Guerre mondiale.
- Monogramme : Lettres entrelacées formant un seul signe, souvent les initiales d'un souverain ou d'un atelier.
N
- Napoléon : Nom courant de la pièce de 20 francs or, à l'origine celle à l'effigie de Napoléon Ier puis de Napoléon III. Par extension, toute pièce française de 20 francs en or.
- Numéraire : Monnaie en espèces, pièces et billets, par opposition à la monnaie scripturale.
- Numismate : Personne qui étudie les monnaies, médailles et jetons, en collectionneur, en chercheur ou en professionnel.
- Numismatique : Étude des monnaies, de leur fabrication, de leur histoire et de leur circulation. Le mot vient du grec nomisma, la monnaie.
O
- Obole : Petite monnaie grecque, puis, au Moyen Âge, demi-denier d'argent.
- Once troy : Unité de poids des métaux précieux, d'environ 31,1 grammes, employée pour de nombreuses pièces modernes en or et en argent.
- Orichalque : Alliage jaune de cuivre et de zinc, proche du laiton, employé par Rome pour les sesterces et les dupondius.
P
- Patine : Couche colorée qui se forme lentement à la surface du métal au contact de l'air. Une patine régulière protège la pièce et se respecte.
- Piéfort : Pièce frappée sur un flan nettement plus épais et plus lourd que la normale, à l'origine comme modèle ou présent, aujourd'hui pour les collectionneurs.
- Pistole : Nom donné en France aux doubles écus d'or espagnols, puis, par extension, au louis d'or.
- Poids monétaire : Petit poids de métal qui servait à vérifier qu'une pièce d'or ou d'argent n'avait pas été rognée.
- Point secret : Point placé sous une lettre précise de la légende, qui indiquait l'atelier de frappe sur des monnaies françaises de la fin du Moyen Âge.
- Potin : Alliage de cuivre riche en étain et en plomb, coulé dans des moules plutôt que frappé, propre à certaines monnaies gauloises.
- PVC : Plastique souple présent dans d'anciennes pochettes de rangement. En vieillissant, il dépose sur les pièces un film vert et collant qui attaque le métal.
Q
- Quart d'écu : Monnaie d'argent créée sous Henri III à la fin des années 1570, égale au quart de l'écu d'or.
R
- Refrappe : Pièce frappée plus tard avec les coins d'origine ou des copies officielles, en gardant l'ancien millésime. Le mot sert aussi à désigner une nouvelle frappe sur une pièce existante.
- Reproduction : Copie moderne d'une monnaie, vendue comme telle. Certaines portent le mot COPY ou une marque discrète, d'autres non, et finissent mêlées à des lots anciens.
- Revers : Face opposée à l'avers, celle qui porte le plus souvent la dénomination, les armoiries ou un motif secondaire.
- Rognage : Fraude qui consistait à retirer un peu de métal sur le bord des pièces d'or et d'argent. Les tranches décorées ou cannelées ont été inventées en partie pour la rendre visible.
S
- Sesterce : Grande pièce romaine en orichalque, très répandue sous l'Empire.
- Slab : Boîtier en plastique scellé dans lequel une société de gradation enferme une pièce, avec une étiquette portant sa description et sa note.
- Sol, sou : Monnaie et unité de compte de l'Ancien Régime, égale à douze deniers. Vingt sous font une livre.
- Souverain : Monnaie d'or britannique de 7,98 grammes à 22 carats, frappée dans sa forme moderne depuis 1817.
- SPL : Splendide : état de conservation juste en dessous de la fleur de coin, avec seulement d'infimes traces de manipulation.
- Statère : Monnaie principale de nombreuses cités grecques, en or, en argent ou en électrum. Les statères d'or gaulois en sont des imitations.
- SUP : Superbe : pièce très peu usée, dont les détails sont presque tous nets.
- Surfrappe : Nouvelle frappe faite sur une pièce déjà frappée : des traces de l'ancien motif restent parfois visibles.
T
- TB : Très beau : pièce qui a bien circulé, dont le motif reste lisible mais usé sur les reliefs.
- Tête laurée, tête nue : Effigie avec ou sans couronne de laurier. Sous Napoléon Ier comme sous Napoléon III, le passage de l'une à l'autre permet de dater un type.
- Thaler : Grande monnaie d'argent née au début du XVIe siècle à Joachimsthal, en Bohême. Son nom a donné le mot dollar.
- Tirage : Nombre de pièces frappées pour un millésime, un atelier ou une version. Un faible tirage rend un millésime plus rare.
- Titre : Proportion de métal précieux dans l'alliage, exprimée en millièmes : 900 millièmes signifie 900 parties d'or ou d'argent pour 1 000.
- Toning : Mot anglais pour les colorations, parfois irisées, que prend l'argent avec le temps.
- Tranche : Bord de la pièce, son épaisseur. Elle peut être lisse, cannelée, ornée d'un cordon ou porter une inscription.
- Trébuchet : Petite balance de précision qui servait aux changeurs et aux marchands pour peser les pièces.
- Trésor : Ensemble de monnaies cachées ou perdues ensemble et retrouvées plus tard. Une découverte fortuite relève de règles légales précises.
- TTB : Très très beau : pièce ayant circulé, dont l'usure reste modérée sur les points hauts.
- Type : Ensemble des pièces qui partagent le même dessin et la même dénomination, quels que soient leurs millésimes.
U
- Uniface : Pièce ou essai frappé sur une seule face, l'autre restant lisse.
- Union latine : Union monétaire fondée en 1865 par la France, la Belgique, l'Italie et la Suisse, rejointes par la Grèce en 1868. Ses pièces d'or et d'argent avaient les mêmes poids et titres et circulaient d'un pays à l'autre. Elle prend fin en 1927.
- Usure : Perte de relief due à la circulation. Elle touche d'abord les points les plus hauts, comme les cheveux, la joue ou le bord des lettres.
V
- Variété : Version d'un même millésime qui diffère par un détail : taille d'un chiffre, position d'une lettre, différent, gravure du coin.
- Velours : Voir brillant de frappe.
- Virole : Anneau d'acier qui entoure le flan pendant la frappe et fixe son diamètre. La virole brisée, en plusieurs segments, permet de former une inscription en relief sur la tranche.
Y
- Y : Lettre qui précède, dans certains catalogues, les numéros de l'ancien classement de R. S. Yeoman, encore utilisés pour une partie des monnaies du XIXe et du XXe siècle.
Z
- Zinc : Métal gris employé pour certaines petites pièces françaises pendant la Seconde Guerre mondiale, faute de cuivre et de nickel. Il se couvre souvent d'un voile blanc.
Questions fréquentes
Différent et lettre d'atelier, est-ce la même chose ?
Non. La lettre d'atelier dit où la pièce a été frappée. Le différent est un petit symbole qui signale le directeur de la frappe ou le graveur, parfois aussi l'atelier. Les deux figurent souvent ensemble près du millésime.
Que signifient TB, TTB, SUP ou FDC sur une étiquette ?
Ce sont les abréviations françaises des états de conservation, du plus usé au plus frais. Elles décrivent l'usure, pas l'intérêt historique de la pièce.
Une refrappe est-elle une fausse pièce ?
Non, si elle a été faite par l'atelier officiel. Elle reprend un ancien millésime, mais elle a été frappée plus tard ; les catalogues la distinguent de la frappe d'origine.
Je ne trouve pas un mot lu sur une de mes pièces, que faire ?
Notez-le tel quel, avec une photo de la pièce, et posez la question à la boutique de Mougins depuis la page faire estimer. Pour commencer seul, la page lire une pièce montre où chercher chaque inscription.
Apprendre à lire une pièce de monnaie
Lire EntretenirPatine et taches : lire la couleur d'une pièce
Lire EntretenirRanger et conserver ses pièces
LireSources
- Wikipédia, Glossaire de la numismatique
- Wikipédia, Union latine
- Wikipédia, Franc germinal
- Wikipédia, Louis d'or
- Wikipédia, Souverain (pièce de monnaie)
- Wikipédia, Thaler
- Universalis, Écu d'argent
- Wikipédia, Ducat
- Washington University, Newman Numismatic Portal, dictionnaire numismatique (listel)
- CGB.fr, 1 franc Chambres de commerce, coin bouché
- Coin World, Royal Canadian Mint develops milk spot fix