Avers
République tournée vers la droite, cheveux courts, bonnet phrygien entouré d'une branche de laurier. « REPUBLIQUE FRANÇAISE » fait le tour ; la signature « P. TURIN » se trouve sous le cou, près du listel.
Fiche du site Numismatique Grasse, par Maison Or & Bijoux Mougins · revue le

| Métal | Argent 680 ‰ (1929-1939) ; la 10 francs de 1945-1949 est en cupronickel |
|---|---|
| Poids | 10 francs : 10 g ; 20 francs : 20 g ; 10 francs cupronickel : 7 g |
| Argent fin | 6,8 g (10 francs) et 13,6 g (20 francs) |
| Diamètre | 28 mm (10 francs), 35 mm (20 francs) ; 26 mm pour la 10 francs cupronickel |
| Années de frappe | 1929-1939 en argent ; 1945-1949 en cupronickel, 10 francs seulement |
| Ateliers | Paris, sans lettre ; après la guerre, certaines 10 francs viennent de Beaumont-le-Roger (B) |
| Démonétisation | Pièces d'argent retirées le 16 avril 1945, en application de l'ordonnance du 31 mars 1945 |
| Références | Argent, 10 francs : F.360, G.801, KM 878. Argent, 20 francs : F.400, G.852, KM 879. Cupronickel : F.361, F.361A, F.362 (Le Franc) |
| Catégories | de France, Pièces d’argent |
Avec leur République au bonnet phrygien couronné de laurier et leurs deux épis de blé, ces deux pièces sont l'argent du franc Poincaré. Elles ont été frappées à Paris de 1929 à 1939, au titre de 680 ‰. Le même dessin a resservi après la guerre sur une 10 francs sans argent : avant tout, vérifiez la date et le poids.
République tournée vers la droite, cheveux courts, bonnet phrygien entouré d'une branche de laurier. « REPUBLIQUE FRANÇAISE » fait le tour ; la signature « P. TURIN » se trouve sous le cou, près du listel.
Deux épis de blé encadrent l'indication « 10 FRANCS » ou « 20 FRANCS » et l'année, en trois lignes ; la devise « LIBERTE EGALITE FRATERNITE » est disposée elle aussi sur trois lignes. Les petits différents de la Monnaie et du graveur général entourent la mention de la dénomination. Une lettre B ne se voit que sur des 10 francs d'après 1945 frappées à Beaumont-le-Roger.
Certaines années n'ont rien produit : la 10 francs saute 1935 et 1936, la 20 francs saute 1930, 1931 et 1935. Parmi les dates frappées, trois tirages minuscules se détachent : 20 francs 1936, 10 francs 1937 et surtout 20 francs 1939. Les lignes d'après-guerre sont en bas, sans chiffres fiables par variété.
| Année | Dénomination | Exemplaires | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1929 | 10 francs | 16 291 726 | Lancement ; il existe neuf essais en argent sur flan bruni et cent en cupro-aluminium d'après BDOR. |
| 1929 | 20 francs | 3 234 436 | Lancement ; essais en argent connus à neuf exemplaires selon BDOR. |
| 1930 | 10 francs | 36 986 163 | À regarder pour la variété au 3 arrondi. |
| 1931 | 10 francs | 35 467 583 | Se trouve sans difficulté. |
| 1932 | 10 francs | 40 287 667 | Se trouve sans difficulté. |
| 1932 | 20 francs | n. c. | Un exemplaire unique est signalé ; son existence fait débat. |
| 1933 | 10 francs | 31 145 963 | Se trouve sans difficulté. |
| 1933 | 20 francs | 24 447 048 | Chiffre global pour les rameaux longs et les rameaux courts. |
| 1934 | 10 francs | 52 000 416 | Année record pour la 10 francs. |
| 1934 | 20 francs | 11 785 219 | Se trouve sans difficulté. |
| 1936 | 20 francs | environ 47 000 | Petite frappe ; les catalogues hésitent entre 47 584 et 46 584. |
| 1937 | 10 francs | 52 368 | La seule 10 francs en argent vraiment rare. |
| 1937 | 20 francs | 1 189 205 | Frappe moyenne. |
| 1938 | 10 francs | 14 090 181 | Se trouve sans difficulté. |
| 1938 | 20 francs | 10 910 061 | Se trouve sans difficulté. |
| 1939 | 10 francs | 8 299 260 | Fin de la 10 francs en argent. |
| 1939 | 20 francs | 3 918 | Sommet de rareté de la série ; une frappe de l'ordre de 444 000 pièces aurait été presque entièrement refondue. |
| 1945 | 20 francs cupronickel | 1 100 | Essai portant le mot ESSAI, jamais émis. |
| 1945-1946 | 10 francs cupronickel | n. c. | Grosse tête et rameaux longs (F.361), à Paris et à Beaumont-le-Roger. |
| 1945-1947 | 10 francs cupronickel | n. c. | Grosse tête et rameaux courts (F.361A). |
| 1947-1949 | 10 francs cupronickel | n. c. | Petite tête (F.362). |
Chiffres de l'argent pris chez BDOR. Pour la 10 francs 1937, le chiffre de 52 368 est le même chez Numista ; pour la 20 francs 1936, Coin Varieties, qui s'appuie sur Gadoury, retient 46 584. L'essai de 1945 est décrit par CGB, les types d'après-guerre par le catalogue Le Franc.
Pierre Turin a dessiné une seule effigie, mais elle a servi à deux pièces de nature très différente. La 10 francs en argent date de 1929 à 1939 ; celle en cupronickel, de 1945 à 1949. Pour les départager sans instrument compliqué :
La couleur trompe plus qu'elle n'aide. Avec près d'un tiers de cuivre, l'argent à 680 ‰ fonce vite et peut tirer sur le gris ou le cuivré ; le cupronickel reste d'un blanc plus froid. Pour l'ensemble des pièces blanches, voyez les pièces d'argent.
Après des années d'inflation, la loi du 25 juin 1928 fixe une nouvelle définition du franc, que l'on appelle franc Poincaré. Elle prévoit des pièces de 10 et de 20 francs en argent, mais à un titre bien plus bas que les anciennes pièces à 835 ou 900 ‰. Les premières sortent des presses parisiennes en 1929.
La production suit la demande du commerce. Elle est massive pour la 10 francs jusqu'en 1934, puis s'effondre : rien en 1935 et 1936, une poignée en 1937. À l'approche du conflit, la population met ces pièces de côté et la frappe cesse en 1939. Pour la 20 francs de cette dernière année, les catalogues ne connaissent que 3 918 exemplaires, le reste ayant été refondu.
À la Libération, une ordonnance du 31 mars 1945 retire l'argent de la circulation ; la démonétisation prend effet le 16 avril. Le Gouvernement provisoire reprend l'effigie pour une pièce de 10 francs sans argent, frappée jusqu'en 1949 dans deux ateliers, avant de céder la place au type Guiraud. Le contexte de l'époque est présenté dans la période 1871-1959.
Si vous tenez une pièce jaune avec ce visage, ce n'est pas une pièce d'argent dorée après coup : c'est soit un essai, soit une copie. Elle demande l'œil d'un numismate. Pour les autres monnaies de cette époque, consultez la rubrique monnaies françaises.
Longueur des rameaux. Selon le coin, les feuilles des épis descendent plus ou moins près de la devise. Le catalogue Le Franc sépare rameaux longs et rameaux courts pour la 20 francs 1933 et pour la 10 francs cupronickel de 1945-1947. Le plus fiable est de comparer deux pièces côte à côte.
Forme du 3. Sur la 10 francs 1930, une variété montre un 3 dont le haut est rond ; le 3 ordinaire de la série a le haut plat.
Copies. Des imitations en métal commun circulent. Le poids élimine la plupart d'entre elles ; regardez ensuite la signature P. TURIN, qui doit rester nette, les grains des épis et la régularité des cannelures. Sur 1936, 1937 ou 1939, inspectez chaque chiffre de la date : un chiffre modifié n'a ni le même relief ni la même épaisseur que ses voisins.
Usure. Les nervures des feuilles de laurier disparaissent en premier, puis la mèche de la tempe ; au revers, les grains de blé se fondent. Le large champ lisse de la 20 francs garde chaque rayure. La page conserver ses pièces explique comment éviter d'en ajouter.
Aucune de ces pièces n'a été frappée dans les Alpes-Maritimes : toutes celles en argent viennent de l'atelier parisien. Dans le pays de Grasse comme dans le reste du pays, elles ont servi de 1929 à 1939, puis ont été retirées en avril 1945. On les retrouve aujourd'hui dans les successions de la région, souvent mélangées aux 10 francs en cupronickel qui reprennent leur dessin.
Non. Toutes les 10 francs Turin de 1945 à 1949 sont en cupronickel ; elles pèsent 7 g au lieu de 10 g.
Seul l'essai de 1945, marqué ESSAI et tiré à 1 100 exemplaires, est en cupronickel. Toutes les 20 francs de 1929 à 1939 sont en argent.
Ne le nettoyez pas et ne le triez pas à la brosse. Classez simplement par dénomination et par année, puis demandez une estimation gratuite : le numismate isolera 1936, 1937 et 1939.